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Stations de lavage

Portique, rouleaux ou haute pression : lequel choisir ?

Les trois grandes familles de lavage n'abîment pas la peinture de la même façon, ne coûtent pas le même prix et ne conviennent pas aux mêmes véhicules. Ce qui les sépare vraiment.

Sur les 20 367 stations recensées en France, trois technologies dominent. Elles ne s'adressent pas au même besoin, et le choix se joue sur trois critères : l'état de la voiture, le temps disponible, et le soin qu'on porte à la peinture.

Le portique : rapide, mais pas anodin

Le véhicule reste immobile, l'équipement se déplace autour de lui. Comptez cinq minutes et un tarif compris entre six et douze euros.

L'objection classique — le portique raye — mérite d'être précisée. Ce ne sont pas les brosses qui rayent, ce sont les résidus qu'elles transportent du véhicule précédent. Les portiques modernes utilisent de la mousse textile qui retient beaucoup moins que les anciens rouleaux en nylon, et les stations sérieuses rincent leurs éléments entre deux passages.

En pratique : un portique sur un véhicule modérément sale ne pose pas de problème. Sur une voiture couverte de boue séchée, il transforme cette boue en abrasif.

Le réflexe utile : passer au jet haute pression avant d'entrer sous le portique, ne serait-ce que trente secondes sur les bas de caisse et les passages de roues.

Le tunnel : le portique, en plus long

Même principe, mais c'est le véhicule qui avance sur un convoyeur pendant que les équipements restent fixes. L'avantage est le débit — un tunnel traite plusieurs voitures à la fois — d'où des tarifs souvent inférieurs.

Les contraintes sont les mêmes que le portique, avec en plus une limite de gabarit plus stricte : barres de toit, antennes longues et galeries passent rarement.

La haute pression : le contrôle total

C'est le lavage en piste ouverte, lance en main. On paie au temps, en général deux à trois euros pour cinq minutes.

L'intérêt n'est pas le prix — un lavage soigné coûte souvent autant qu'un portique — mais le contrôle. Vous décidez où insister, vous ne touchez jamais la carrosserie avec un élément qui a servi à quelqu'un d'autre, et vous atteignez ce qu'aucun portique ne nettoie : passages de roues, bas de caisse, jantes.

C'est aussi le seul procédé raisonnable sur un véhicule très sale, sur une peinture fragile, ou sur une voiture ancienne.

L'ordre qui compte

  1. Prélavage au canon à mousse si la station en propose : la mousse décolle

les salissures sans frottement. C'est le temps de contact qui travaille, pas la pression — laissez agir deux à trois minutes.

  1. Haute pression du haut vers le bas, à quarante centimètres minimum de

la carrosserie.

  1. Brosse uniquement pour les zones résistantes, et rincée avant usage :

elle a servi juste avant sur un autre véhicule.

  1. Rinçage final, toujours du haut vers le bas.

Le lavage à la main

2 652 établissements proposent un lavage manuel, souvent sous l'appellation detailing. C'est le procédé le plus sûr pour la peinture et le plus cher : comptez vingt-cinq à soixante euros selon la prestation.

Il se justifie sur un véhicule récent, une peinture métallisée fragile, ou avant une revente.

Ce que dit la répartition française

TechnologieStations recensées
Lavage à la main2 652
Mixte (portique et haute pression)873
Portique625
Haute pression seule498

Ces chiffres sous-estiment la réalité : la technologie n'est renseignée que pour une station sur cinq dans les sources ouvertes. Ils donnent une tendance, pas un recensement.

En résumé

lavage à la main.

plafonnent le plus souvent à 2,20 m.

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